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Profil Culturel dessinateur de BD

Nature du travail

Nourrir son inspiration

Ouvrir grand les yeux, regarder autour de soi, voyager… des réflexes indispensables au dessinateur de BD, surtout si ses dessins se veulent réalistes. Les livres et les films constituent d’inépuisables sources d’inspiration, à condition de s’en affranchir et de trouver son propre style.

Écrire un scénario

Le dessinateur est souvent scénariste : après s’être documenté sur un thème, il imagine une histoire et des personnages, des dialogues, des décors. Avec des mots, il invente un univers qui sera ensuite traduit en images. Il écrit d’abord un synopsis (court récit avec indications sur l’ambiance), puis le scénario (développement de l’histoire).

Élaborer un story-board

Le story-board (ou découpage) est une esquisse des scènes de l’histoire, découpées image par image. D’une case à l’autre, les dessins doivent s’enchaîner de manière logique et efficace. Pour insuffler la vie à l’ensemble, il faut trouver le bon rythme, varier les cadrages et les angles : le dessinateur de BD s’apparente alors à un metteur en scène.

Et enfin dessiner !

La phase de dessin peut ensuite commencer. Sous les coups de crayon, les décors et les personnages s’animent, ne faisant plus qu’un avec le scénario. C’est un travail de longue haleine, la réalisation d’un album pouvant prendre jusqu’à 1 an. Pour habiller ses planches, le dessinateur peut faire appel à un coloriste.

Compétences requises

Un as du crayon et de la souris

Les qualités graphiques du dessinateur s’appuient sur sa perception fine des formes, de la perspective et des couleurs. Il est capable de s’affranchir de ses modèles pour imposer son propre style. Sa connaissance des techniques de dessin se double d’une sensibilité artistique. Grâce à son souci du détail, le lecteur découvre quelque chose de nouveau à chaque lecture. Les logiciels de création et de retouche d’images n’ont pas non plus de secret pour lui.

Le sens du récit

L’auteur de BD n’est pas seulement un graphiste. En véritable scénariste, il sait raconter une histoire et mettre en scène des personnages. Maîtrisant parfaitement les techniques de narration, il n’ignore pas que c’est la force du récit qui maintiendra le lecteur en haleine jusqu’au bout. Les dialogues doivent également paraître « naturels » et réalistes.

Patient et opiniâtre

Avant de parvenir à se faire publier par une maison d’édition, persévérance et courage sont indispensables. De même que la patience : penché de longues heures sur sa table, il faut sans cesse gommer, recommencer, déchirer des pages… jusqu’à l’obtention du résultat escompté.

 

Lieux d’exercice et statuts

En indépendant

Les éditeurs de BD se multiplient car l’intérêt du public pour ces ouvrages ne cesse de croître. Le succès remporté par les mangas en est une preuve éclatante. Pourtant, les recrutements de dessinateurs se font au compte-gouttes. Les petites maisons d’édition se montrent plus ouvertes aux nouveaux talents. Tandis que les plus grandes travaillent souvent avec les mêmes personnes. L’exercice en indépendant (free-lance)reste majoritaire : les dessinateurs doivent alors démarcher eux-mêmes les éditeurs.

En solo ou collectivement

Le dessin est un métier qui s’exerce en solitaire et le plus souvent chez soi : il faut donc savoir s’auto-gérer. Pour ne pas rester isolé, certains dessinateurs choisissent de s’associer au sein de collectifs.

Vers le numérique

La BD s’adapte aux innovations technologiques qui lui ouvrent de nouveaux supports et élargissent son lectorat. La BD numérique a ainsi fait son entrée sur les téléphones mobiles et les tablettes. Les techniques de réalisation ont elles aussi évolué : désormais, la plupart des dessins sont retouchés et finalisés sur des logiciels spécialisés (Photoshop, Illustrator, etc.). Il est donc nécessaire de maîtriser à la fois les techniques traditionnelles de dessin et ces logiciels graphiques.

 

 

Salaire du débutant

Rémunération à la planche ou au forfait + droits d’auteur.

Intégrer le marché du travail

Se faire connaître

Les salons spécialisés, comme celui d’Angoulême, sont des lieux privilégiés pour rencontrer les éditeurs et leur remettre des planches. On peut aussi y nouer des contacts avec des responsables de « fanzines » : créés par des amateurs passionnés de BD, ces journaux donnent leur chance à des débutants. Exposer ses créations sur un blog est également un bon moyen de se faire connaître.

Difficile d’en vivre

Les maisons d’édition croulent sous les candidatures. Il faut parfois attendre plusieurs années avant d’être publié. Et, même quand un album est édité, il suffit rarement à subvenir aux besoins du dessinateur : la production de BD est en effet de plus en plus importante, ce qui sature les points de vente et déstabilise le lecteur. En 2010, d’après l’ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée), seuls 1446 auteurs vivaient de la BD en Europe francophone.

Diversifier ses activités

Les dessinateurs de BD peuvent être rémunérés à la planche. Mais ils sont de plus en plus souvent payés au « forfait » pour réaliser un album entier. Les tarifs varient fortement d’un auteur à un autre et d’une maison d’édition à une autre. Ils perçoivent en outre des droits d’auteur sur les ventes de leurs albums. Un auteur débutant publie très souvent son premier livre sans être payé à l’avance : il doit, pour faire ses preuves, passer par un éditeur indépendant qui n’a généralement pas les moyens de lui verser un à-valoir (avance sur droits d’auteur). Pour compléter ses revenus, le dessinateur se tourne vers l’illustration, la communication, la publicité, l’enseignement… Les héros de BD sont de plus en plus souvent adaptés sur grand écran ou jeu vidéo. Le film d’animation a ainsi débauché plusieurs auteurs de BD, tandis que les jeux vidéo leur confient la réalisation de story-boards ou le design de personnages et décors.

 

 

Accès au métier

Pour accéder à ce métier, il n’existe pas de parcours type. La plupart des dessinateurs de BD sont d’ailleurs autodidactes. Certains suivent une formation post-bac de 3 à 5 ans dans une école d’art (Beaux-Arts, Arts décoratifs…). D’autres passent par une école privée (cursus de 2 à 4 ans). Deux établissements reconnus proposent une formation spécifique à la bande dessinée : l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême et l’école Émile Cohl à Lyon. D’autres écoles proposent également une formation à la bande dessinée (Arc en Ciel – école Jean Trubert, L’Iconograf – école de BD…).

Niveau bac + 3

  • DNAP (diplôme national d’arts plastiques) option communication mentionbande dessinée
  • DNAT (diplôme national d’arts et techniques) option design graphique

Niveau bac + 4

  • Diplômes d’écoles privées

Niveau bac + 5

  • DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) option communication
  • Diplôme de l’Ensad (École nationale supérieure des arts décoratifs)
  • Master recherchearts, lettres, langues mention littératures et arts spécialité bandes dessinées

 

Ressources utiles

SNE – Syndicat national de l’édition
http://www.sne.fr

Groupement BD du Snac (Syndicat national des auteurs et des compositeurs)
http://www.syndicatbd.org
http://www.snac.fr

 

 

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