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Profil Culturel ébéniste

Fabrication de mobilier contemporain, restauration ou copie d’anciens…, l’ébéniste réalise ou répare des armoires, commodes ou placards. Salarié d’une entreprise ou installé à son compte, il exerce un métier d’art. Talent et motivation indispensables.

 

Nature du travail

Concevoir

En respectant les choix de son client, l’ébéniste définit le modèle et son ornementation, établit ses dimensions et les espèces de bois qui seront utilisées. Il dessine une esquisse, puis un plan grandeur nature du meuble avec tous ses détails (ornements, bronzes…).

Réaliser

Il scie les pièces de bois et les rabote pour les mettre aux dimensions exactes. Il assemble et colle de fines feuilles de bois, selon l’effet décoratif recherché (motifs droits ou courbes). Il vérifie ensuite le parfait ajustement des pièces par un montage « à blanc ». La finition se fait par raclage, ponçage, vernissage ou cirage. Parfois, un spécialiste (marqueteur, doreur, sculpteur sur bois) parfait la décoration en travaillant le bois ou en incrustant des motifs en nacre, ivoire, ébène…

Restaurer ou copier

L’ébéniste peut également restaurer des meubles anciens appartenant à des collections de musées ou à des particuliers : il participe ainsi à la conservation du patrimoine. Enfin, certains clients font appel à son savoir-faire pour copier des meubles d’époque (buffet Louis XV, commode Louis-Philippe).

Compétences requises

Savoir-faire

La maîtrise du dessin et de la géométrie dans l’espace est un prérequis pour lire et élaborer les plans. L’ébéniste possède également des notions d’art ou d’histoire de l’art, et connaît les techniques d’assemblage et les styles propres aux différentes époques.

Sens artistique

L’ébéniste connaît bien les différentes essences de bois et leurs propriétés. Faisant preuve d’un réel talent artistique, il sait jouer avec les matières et les styles de mobilier. Minutieux et soigneux, il combine habileté manuelle et sens de l’esthétique. Patient, il travaille debout et dans un environnement peu confortable (bruit, poussière, odeurs de bois et de produits…).

Souplesse et fermeté

L’ébéniste tient compte des exigences de son client, mais il sait aussi se montrer ferme pour lui expliquer, par exemple, que le travail du bois ne peut pas se plier à un objectif « zéro défaut ». Précis et réfléchi, il sait s’adapter (meuble de style ou contemporain, matériaux traditionnels ou nouveaux).

 

 

Lieux d’exercice et statuts

Au contact du client

Un atelier, des machines-outils, un nuage de poussière, des odeurs de bois et de cire : tel est l’univers de l’ébéniste. Même s’il s’isole pendant la phase de création, cet artisan ne travaille pas toujours en solo. Il collabore avec d’autres professionnels, tels les architectes d’intérieur et les designers. Et, bien sûr, il est en contact régulier avec le client, chez qui il se déplace fréquemment.

Pas de monotonie

Meubles de style, rustiques ou contemporains (tables, armoires, commodes…) ; fabriqués à l’unité ou en petite série ; en noyer, merisier ou bois de violette… Les tâches et les réalisations de l’ébéniste sont variées. Il est aussi amené à travailler sur des matières modernes (métaux, verre, matériaux de synthèse).

Le bouche-à-oreille

L’ébéniste travaille comme salarié dans une entreprise (effectif moyen : 2 personnes) ou comme artisan à son compte. S’installer comme indépendant laisse plus de liberté dans la création et dans l’organisation du travail, mais cela implique de gérer une clientèle, des commandes et une comptabilité. Dès que le bouche-à-oreille fonctionne, les commandes affluent et la charge de travail s’alourdit.

 

 

Salaire

Salaire du débutant

Smic.

Intégrer le marché du travail

S’accrocher

Véritable métier d’art, l’ébénisterie est une spécialité difficile d’accès. Seuls les plus doués et les plus motivés perceront. Mieux vaut donc se préparer à de longues années d’apprentissage comme salarié au sein d’une entreprise artisanale. Et compter au moins 5 ans d’expérience avant d’être qualifié. S’il s’installe à son compte, l’ébéniste doit savoir qu’il est extrêmement difficile de vivre de la confection ou réparation de meubles.

Des débouchés limités

La clientèle privée fournit 80 % du travail des entreprises artisanales. Si la restauration a le vent en poupe, la copie de meubles anciens, elle, a atteint ses limites. L’industrie du meuble, concurrente de l’ébénisterie, offre de sérieux débouchés aux jeunes diplômés qui ne trouvent pas de place dans les entreprises traditionnelles.

Spécialisation souhaitée

Depuis une trentaine d’années, la fabrication du mobilier de pièces entières (salle à manger, chambre) laisse la place aux meubles pouvant trouver leur place dans un ensemble préexistant. L’agencement (ou installation sur mesure) constitue un autre créneau porteur : fabrication de placards et de cuisines chez les particuliers, aménagement de boutiques et d’espaces publics, travaux pour l’industrie nautique…

 

 

Accès au métier

Plusieurs formations sont proposées, du CAP (en 2 ans après la 3e) au DMA (en 2 ans après le bac).

Après la 3e

  • CAP ébéniste ou arts du bois option marqueteur

Niveau bac

  • Bac pro artisanat et métiers d’art option ébéniste
  • BMA (brevet des métiers d’art) ébéniste
  • BM (brevet de maîtrise) ébéniste
  • BTM (brevet technique des métiers) ébéniste

Niveau bac + 2

  • BTMS (brevet technique des métiers supérieur) ébéniste
  • DMA (diplôme des métiers d’art) arts de l’habitat, option décors et mobiliers, spécialité ébénisterie

 

 

Voir Emploi & Stage sur JobCulture.fr ébéniste

 

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