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Profil Culturel Eclairagiste

Depuis les ombres chinoises jusqu’aux effets de lumière programmés sur ordinateur, la palette de l’éclairagiste est large. À lui de faire ses choix pour traduire les intentions d’un metteur en scène ou d’un chorégraphe.

 

 

 

Nature du travail

Magicien de la lumière

L’éclairagiste intervient très tôt au début des répétitions pour faire des propositions de lumières au chorégraphe (ou au metteur en scène) à partir des volumes créés par le décorateur-scénographe. Par la direction des éclairages, il apporte une profondeur à la scène. Et sur l’ensemble du spectacle, il permet au spectateur, par des effets successifs, de suivre le déroulement du texte, du jeu ou du concert.

L’informatique omniprésente

Des projecteurs traditionnels aux programmations sur ordinateur en passant par les appareils d’optique, les sources de lumières sont très variées. Si l’informatique est devenue omniprésente, rien n’empêche l’éclairagiste d’avoir recours à des techniques ancestrales. Par exemple, un écran de tissu pour un jeu d’ombres chinoises. Tout dépend des choix qu’il opère pour traduire l’intention du metteur en scène.

Un travail d’équipe

L’éclairagiste travaille en étroite collaboration avec le régisseur lumière qui prend en charge la réalisation matérielle des effets. Il lui donne les indications pour enregistrer toutes les combinaisons d’effets lumineux voulus

Compétences requises

Technique et créativité

L’éclairage d’une scène implique de maîtriser l’utilisation de matériels et de techniques (électricité, photométrie, colorimétrie, optique, informatique…) adaptées. Il faut aussi veiller aux règles de sécurité. Des connaissances en maths et physique sont un atout. Ce qui n’exclut pas la créativité, indispensable pour traduire les propositions d’un metteur en scène.

Un chef d’équipe

L’éclairagiste encadre une équipe technique chargée du montage, du réglage et des éclairages d’un spectacle. Il doit être capable de prendre en charge l’organisation d’une tournée et son suivi, d’assurer la gestion technique et la maintenance des équipements.

Au rythme des tournées

Ce métier requiert une grande disponibilité pour s’adapter à des horaires soutenus, parfois le soir et le dimanche, mais aussi pour se déplacer au rythme des tournées en province ou à l’étranger.

 

 

Lieux d’exercice et statuts

Une activité aléatoire

Les lieux de spectacle (scènes ou théâtres nationaux) possèdent au moins un éclairagiste salarié. Toutefois, le recours aux intermittents, le temps d’une création, se généralise. En particulier, dans les centres dramatiques ou les compagnies de danse ou de théâtre. Conséquence : des périodes d’inactivité succèdent à des temps de travail intense.

Tisser sa toile

Des intermittents souvent rappelés peuvent s’attacher à une compagnie ou à un producteur de concerts jusqu’à former une sorte de famille. Un éclairagiste intermittent acquiert ainsi, avec les années, une réputation qui représente le passeport le plus sûr pour un emploi régulier.

Opportunité : l’événementiel

Les éclairagistes intermittents sont nombreux à diversifier leurs activités vers l’audiovisuel et surtout l’événementiel, un marché prospère. Des sociétés de prestations de services se sont même créées pour répondre à la demande d’animation de lieux. Les éclairagistes y ont leur place.

 

 

 

Salaire

Salaire du débutant

2000 euros brut par mois.

Intégrer le marché du travail

CDI en voie de disparition

Selon Pôle emploi du spectacle, 59 % des professionnels de l’éclairage sont engagés pour des contrats de plus en plus courts (moins de 8 jours) avec un temps de travail très réduit sur l’ensemble de l’année. Et seuls près de 70 % d’entre eux perçoivent des indemnités en cas de chômage.

Quant à l’emploi salarié, il ne cesse de diminuer. Les contrats à durée indéterminée (CDI) sont majoritairement offerts par les théâtres nationaux. Dans les autres cas, le contrat à durée déterminée (CDD) est devenu très répandu.

Deux années probatoires

Dans ce métier, le plus difficile est de durer. Presque 50 % des jeunes arrivant sur le marché du travail quittent le métier dans les deux premières années. Une fois passé ce cap, ils réussissent, dans l’ensemble, à se stabiliser.

 

 

Accès au métier

Hier, nombre d’éclairagistes étaient des autodidactes. Aujourd’hui, les employeurs réclament un niveau de qualification de plus en plus élevé . Quelques écoles réputées forment des diplômés de niveau supérieur après un passage par la régie lumière.

Niveau bac + 2

  • Diplôme des métiers d’art (DMA) régie de spectacle, option lumière ;
  • Formation en alternance du Centre de formation professionnelle aux techniques du spectacle (CFPTS) de Bagnolet ;

Niveau bac + 3

  • Diplôme de l’École supérieure d’art dramatique (ESAD) rattaché au théâtre national de Strasbourg ;

Niveau bac + 5

  • Diplôme de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT).

 

 

Voir Emploi & Stage sur JobCulture.fr éclairagiste

 

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