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Profil Culturel modiste

Simple accessoire ou modèle plus sophistiqué, le chapeau est furieusement « tendance ». Autrefois réservé à l’aristocratie européenne, il s’affiche désormais sur toutes les têtes et inspire de plus en plus de jeunes créatrices.

 

 

Nature du travail

Concevoir un modèle

Le modiste commence par imaginer un modèle, parfois en partant du croquis d’un couturier ou d’un styliste. Il choisit les tissus et les matériaux à utiliser (feutre, mousseline, lainage, fourrure, paille, rotin, copeaux de bois, papier journal, carton…). Puis il moule la forme sur un support en métal ou en bois.

Réaliser le chapeau

Fabriquer un chapeau, c’est un peu comme réaliser une sculpture. S’aidant d’un marteau et de pinces, le modiste crée des volumes en 3 dimensions. Il apporte le plus grand soin aux finitions (ganses, surpiqûres…) et au garnissage. Voilettes, rubans, plumes, fleurs, perles… autant d’éléments décoratifs qui apportent une touche finale à la coiffe. Et révèlent la personnalité et le talent artistique du modiste.

Vendre ses créations

Quelques boutiques de chapellerie ont pignon sur rue, notamment dans la capitale. Le secret de leur réussite ? Offrir davantage que ce que l’on peut trouver dans les grands magasins. Le modiste qui se lance dans cette aventure soigne la présentation de sa vitrine, décore avec goût l’intérieur, accueille les clients avec le sourire et les écoute avec attention…

Compétences requises

Fantaisie et rigueur

Audacieux, le modiste recherche l’originalité. Mais, pour vivre de son art, il doit garder les pieds sur terre. Bon gestionnaire, il est capable de tenir un budget, de remplir son carnet de commandes ou de rentabiliser un point de vente. Pour résister à la concurrence, il garde jalousement ses secrets de fabrication.

Ouverture et dynamisme

Le succès d’un modiste se construit essentiellement grâce au bouche-à-oreille. Il faut donc se faire connaître, intégrer des réseaux (dans les milieux du spectacle, de l’audiovisuel ou de la haute couture), organiser des présentations, contacter les journalistes spécialisés dans le domaine de la mode…

Dextérité et sens artistique

Le modiste confectionne des pièces uniques ou en petites séries. Son travail revêt donc un caractère à la fois artisanal et artistique. Ses mains agiles savent coudre, peindre, teindre… Curieux et intuitif, il sait anticiper les nouvelles tendances de la mode.

 

 

Lieux d’exercice et statuts

Sur plusieurs fronts à la fois

Le modiste fabrique ses modèles dans un atelier de confection (en compagnie d’autres professionnels) ou à son domicile. Dans la majorité des cas, il exerce comme travailleur indépendant et à temps partiel. S’il est entreprenant, il peut ouvrir ou racheter une boutique pour vendre ses créations et, éventuellement, celles de ses associés.

En s’adaptant à la clientèle

Un modiste travaille pour des particuliers, mais aussi pour les professionnels des milieux du théâtre, du cinéma ou de la haute couture. Sa clientèle est presque exclusivement composée de femmes, les chapeaux pour hommes étant plutôt fabriqués par des chapeliers. Quand il fabrique un chapeau spécialement pour une cliente, le modiste tient compte de sa morphologie, mais aussi de sa personnalité. Il prend les mesures directement sur la tête de la cliente, s’enquiert de ses goûts et de l’usage qu’elle compte faire de son chapeau (pour le quotidien, une cérémonie…).

 

 

Salaire

Salaire du débutant

A partir du Smic

Intégrer le marché du travail

En nombre restreint

Aujourd’hui, le chapeau n’est plus réservé aux défilés de mode ou aux réceptions. Il a conquis la rue et s’affiche désormais en toutes saisons (capeline à larges bords pour se protéger des rayons du soleil, chapeau de pluie ou feutre Stetson pour affronter les rigueurs de l’automne et de l’hiver…). Malgré cette banalisation du couvre-chef, les débouchés pour les modistes demeurent limités.

Le sur-mesure en danger

La plupart des chapeaux sont fabriqués en grande série, dans un cadre industriel, avec des ouvrières plus ou moins qualifiées. Les petits ateliers de fabrication artisanale ayant du mal à survivre, ils se font peu à peu absorber par les maisons de haute couture. Quant aux commandes de particuliers, elles restent l’apanage d’une clientèle aisée et interviennent surtout à l’occasion de mariages.

Besoin de sang neuf

À l’heure actuelle, on compte une centaine de modistes en France. Ce nombre ne va pas progresser de manière spectaculaire dans les années à venir, mais les troupes devraient se renouveler. Le secteur est en effet à la recherche de jeunes diplômés capables d’innover en ce qui concerne les matériaux choisis comme les techniques utilisées.

 

 

Accès au métier

Le CAP mode et chapellerie permet d’accéder au métier de modiste. Néanmoins, les jeunes diplômés ont tout intérêt à poursuivre jusqu’au niveau bac. Le modiste peut également suivre une formation en stylisme.

Niveau CAP

  • CAP mode et chapellerie (en cours de rénovation) ;

Niveau bac

  • Bac pro artisanat d’art et métiers d’art, option vêtement et accessoires de mode ;
  • Formation complémentaire d’initiative locale (FCIL) arts de la mode.

 

 

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