Profil Culturel photographe

Nature du travail

Réaliser des prises de vue

Actualité, mode, portrait de famille, paysage… si la spécialité diffère, le principe est toujours le même : réaliser des prises de vue.

Angle, lumière, cadrage vont alors de pair avec le choix du sujet, du thème, du reportage. Avant d’appuyer sur le déclencheur, une préparation s’impose.

Développer, tirer, vendre

Les travaux d’exécution sont le plus souvent confiés à des laboratoires.

Les techniciens (appelés aussi photographes de laboratoire) traitent chimiquement le négatif (développement), le transposent sur papier (tirage) et le retouchent si nécessaire.

Vérification, mise en sachet, tarification suivent. Dans un magasin, il leur faut aussi assurer le conseil et la vente auprès de la clientèle.

Compétences requises

« La tête, l’oeil et le coeur »

« Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. C’est une façon de vivre », disait Cartier-Bresson.

Musées, livres, voyages… tout est bon pour aiguiser son oeil, apprendre à regarder, affiner sa personnalité. La réussite réside d’abord dans une bonne culture de l’image.

Une dose de technique…

Une excellente technique photographique et, maintenant, informatique, se révèle indispensable pour le travail en laboratoire comme pour les prises de vue.

Une retouche de négatif ou un jeu de couleurs ne s’improvisent pas.

… et de créativité

La créativité est primordiale dans la photo d’art comme dans la photo commerciale.

Elle s’exprime à travers la composition, la valeur symbolique des objets ou des personnages choisis, le cadrage, l’utilisation de l’éclairage, du décor…

Ce talent artistique doit s’allier à une rapidité d’exécution et à un respect du cahier des charges.

Valoriser ses atouts

Autre priorité : un bon sens relationnel.

Indépendant ou chef d’entreprise, le photographe doit en effet être capable de vendre ses savoir-faire, de convaincre des clients, d’initier ou de négocier des projets.

 

 

Lieux d’exercice et statuts

Des statuts et des catégories

S’il réalise des photos de mariages, de baptêmes, de portraits, de classe… il est artisan.

S’il possède une boutique, vend et réalise le façonnage, il est artisan-commerçant.

S’il travaille exclusivement pour une entreprise (Kodak, Fuji…), comme une majorité de photographes, c’est un salarié.

Le photographe plasticien est un artiste.

Le photographe de presse est salarié ou pigiste.

Le photographe de mode, de publicité, d’industrie, d’architecture ou de portrait est considéré comme photographe auteur.

Au rythme du numérique

Le passage au numérique a bouleversé le métier. L’ordinateur peut désormais se substituer au tirage papier et surtout au traitement du négatif. Le document d’origine peut être modifié avec un logiciel.

Horaires irréguliers

Souvent irréguliers, les horaires de travail varient selon le lieu d’exercice et le secteur choisi. Il n’est pas rare que le photographe soit appelé à la rescousse à la dernière minute…

 

 

Salaire du débutant

Variable.

Intégrer le marché du travail

Des postes qui se raréfient

Les postes dans le domaine de la prise de vue sont rares. Il est possible de commencer comme assistant chez un photographe de renom, mais on est souvent peu rémunéré.

Longtemps, le secteur des laboratoires a été plus facile d’accès, car accueillant tous les niveaux de qualification (du CAP au bac + 5), mais l’arrivée du numérique lui a été préjudiciable.

Le consommateur pour concurrent

Les consommateurs tirent également eux-mêmes de plus en plus leurs photos sur imprimantes compactes ou ont recours à des bornes autonomes de tirage photo instantané.

Les albums imprimés, produits personnalisés et objets photographiques compensent légèrement le phénomène.

 

 

 

 

Accès au métier

Il n’y pas de cursus type pour devenir photographe. Ici plus qu’ailleurs, l’expérience prime. Mais la concurrence est sévère et les diplômes vivement recommandés.Le BTS devient de plus en plus un minimum pour débuter.

Les écoles de photographie délivrent des diplômes de niveau bac + 2 à bac + 5. Certaines sont reconnues par la profession : l’école des Gobelins, l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, l’École nationale supérieure Louis Lumière, l’École nationale supérieure des arts décoratifs…

À noter : certaines écoles privées, parfois très chères, offrent des prestations de qualité inégale.

Niveau bac

  • Bac pro photographie ;

Niveau bac +2 et bac + 3

  • BTS photographie ;
  • Certificats d’école privées

Niveau bac + 5

  • DNSEP option communication
  • Diplôme de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles
  • Diplôme de l’ENSAD

 

 

Ressources utiles

Association nationale des journalistes reporters-photographes et cinéastes
http://www.anjrpc-freelens.org

GNPP – Groupement national de la photographie professionnelle
http://www.gnpp.com

FNAPPI – Fédération nationale des agences de presse photos et informations
http://www.fnappi.com

 

 

Voir Emploi & Stage sur JobCulture.fr photographe

 

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