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Profil Culturel styliste

Nature du travail

Dessiner des modèles

Le styliste dessine les modèles qui composeront les collections des prochaines saisons. Mariant judicieusement les formes, les lignes, les coloris et les étoffes, il cherche constamment à innover, notamment en utilisant des matières originales.

Choisir les tissus

Pour la création d’une robe, le styliste va proposer plusieurs dizaines de dessins et choisir les matières appropriées dans une tissuthèque, grande salle réunissant des milliers d’échantillons (cotons, mailles, velours, imprimés écossais, fleuris, léopard…). Une fois le projet approuvé par le client, le modèle est exécuté sur ordinateur, puis concrétisé par le modéliste, qui réalise le patron.

Assurer le suivi de fabrication

Artiste, le styliste ne perd jamais le contact avec la réalité. Il tient compte dans ses choix du coût de revient final et consacre une grande partie de son temps au suivi technique du produit. Présent tout au long des étapes de fabrication, il peut intervenir pour des modifications ou adaptations (ajouter une fronce au vêtement, le raccourcir…).

Chercher l’inspiration

L’anticipation est au coeur du métier. En effet, le styliste travaille deux ou trois saisons à l’avance. Il s’inspire de l’air du temps, il sent les mouvements de société et les tendances de la mode. Tout est bon pour stimuler son imagination : découper des photos dans les magazines, faire le tour des vitrines et des salons professionnels des grandes capitales, s’imprégner de la rue, observer les passants et leur manière de se vêtir…

Compétences requises

Réaliste et efficace

Intuitif, curieux et observateur, le styliste anticipe les désirs des clients et devine les tendances de demain. Créatif et habile, il a un coup de crayon sûr et dessine parfaitement, à la main comme sur ordinateur. Ses compétences techniques vont de pair avec une fine connaissance des lois de la production, de la gestion des stocks et du marketing.

Les pieds sur terre

Dynamique, réactif et souple, le styliste concilie création personnelle et animation d’une équipe. Tenant compte du marché, il sait s’adapter aux créneaux dans lesquels la profession manque de spécialistes : en particulier la lingerie, la chaussure et les accessoires.

 

Seuls les stylistes dotés d’une personnalité affirmée et d’une grande force de persuasion se distingueront dans ce métier. Car ils n’hésiteront pas à se déplacer, à insister et à argumenter pour convaincre les clients et imposer leur griffe à une collection.

 

 

Lieux d’exercice et statuts

Haute couture ou industrie.

Dans la haute couture, le styliste travaille sur un modèle unique. Dans l’industrie, il conçoit des modèles qui seront fabriqués en série. Auteur d’une collection complète, il se voit décerner le titre de styliste-concepteur.

Des contraintes

L’image du créateur inspiré évoluant au milieu d’un joyeux désordre de dessins, d’échantillons de tissus, de feutres multicolores et de mannequins en osier n’est pas fausse. Mais le métier obéit aussi à des contraintes. Le styliste traduit le plus fidèlement possible les exigences du client et respecte les impératifs définis par le chef de produit.

Pas d’horaires

Une fois sorti de l’atelier ou de l’entreprise, le styliste continue à travailler pour capter les tendances. En bouclage de collection, il ne compte plus son temps : dans ces périodes-là, il lui arrive d’être à pied d’oeuvre 12 heures par jour.

Un travail d’équipe

Solitaire dans la phase de création pure, le styliste travaille ensuite en équipe. Il forme un étroit tandem avec le modéliste, qui réalise le prototype (ou modèle) du vêtement. Coloristes, informaticiens, petites mains de la couture et spécialistes du marketing sont ses interlocuteurs au quotidien.

 

 

 

Salaire

salaire du débutant

Le salaire d’un styliste varie en fonction de sa notoriété, de l’entreprise qui l’emploie et de son ancienneté. La rémunération mensuelle brute d’un débutant correspond en moyenne au Smic. Celle d’un styliste chevronné peut atteindre 4600 euros.

Intégrer le marché du travail

L’avenir en rose ?

Le secteur de la haute couture offre peu de places. Mais de nouveaux débouchés apparaissent en raison de la diversification des modes, de l’accélération du rythme des collections et de la tendance des grands magasins à lancer leur propre marque de vêtements.

Débuter dans un bureau de style

Comme on ne peut pas d’emblée créer sa propre griffe, mieux vaut débuter dans les bureaux de style, structures chargées de pressentir les attentes du public et d’établir des cahiers de tendances. Les stylistes y travaillent sur différents secteurs (publicité, arts de la table, habillement) et sous diverses formes (textes, croquis, matériaux). Stagiaire, assistant puis styliste confirmé : telles sont les étapes d’un parcours classique.

Viser le prêt-à-porter

C’est le prêt-à-porter de grande diffusion qui offre le plus de débouchés. Actualisant régulièrement leurs collections, les grandes marques du secteur traquent sans relâche les nouveaux talents. À chaque collection, une centaine de stylistes sont employés pour réaliser des modèles dans des délais très courts : on compte 5 à 8 jours entre le croquis et la diffusion des modèles dans les magasins.

S’expatrier

Beaucoup d’entreprises se situent dans le nord de la France. Mais tenter sa chance à l’étranger peut être une stratégie intéressante, car les pays d’Europe de l’Est et d’Asie du Sud-Est recherchent de nombreux stylistes.

Évoluer ou se spécialiser

Plusieurs évolutions s’offrent au salarié d’une maison de couture, d’un bureau de style ou d’une société de prêt-à-porter. Dans l’industrie, un styliste peut devenir directeur de création ou chef de produit, s’il a des connaissances en marketing. On peut aussi se spécialiser dans la mode féminine, masculine ou enfantine, les accessoires, la maroquinerie, les chaussures, les chapeaux ou encore les tissus.

Se lancer en « free-lance »

 

 

Accès au métier

Le BTS design de mode permet de débuter comme assistant. Ceux qui nourrissent de plus hautes ambitions ont tout intérêt à poursuivre après le BTS pour développer leur sensibilité artistique et leur potentiel créatif. Ils peuvent, par exemple, préparer, en 2 ans après le BTS, le DSAA (diplôme supérieur des arts appliqués) mode et environnement, à l’école Duperré. Ou essayer de décrocher le prestigieux diplôme de l’Ensad (École nationale des arts décoratifs) spécialisation design-vêtement. Attention, l’accès à cette formation se fait sur concours.

Les écoles privées abondent dans le secteur de la mode : délivrant des certificats d’écoles, elles sont plus ou moins bien cotées dans le milieu professionnel.

Niveau bac + 2

  • BTS Design de mode, textile et environnement : option mode
  • BTS Design de mode, textile et environnement : option textile, matériaux et surface
  • BTS Industries des matériaux souples : option B, modélisme industriel

Niveau bac + 4

  • DSAA (diplôme supérieur des arts appliqués) Mode et environnement

Niveau bac + 5

  • diplôme de l’ENSAD (École nationale des arts décoratifs)

 

Ressources utiles

Chambre syndicale de la couture parisienne
http://www.modeaparis.com/vf/ecoles

Fédération française du prêt-à-porter féminin
http://www.pretaporter.com

Institut français de la mode
http://www.ifm-paris.com

IFTH – Institut français du textile et de l’habillement
http://www.ifth.org

Syndicat national des stylistes pour l’industrie
24 avenue Jean Aicard
75011 Paris
01 49 23 07 73

Union française des industries de l’habillement
8 rue de Montesquieu
75001 Paris
01 44 55 66 60

 

 

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