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Le métier de chargé d’études, appliqué aux vastes secteurs de la culture, de l’audiovisuel, de l’économie des médias et de l’évaluation des politiques publiques, est une fonction d’analyse scientifique, statistique, de recherche académique et d’accompagnement stratégique de haut niveau.Dans une industrie créative hyperconcurrentielle et financée en grande partie par les deniers publics, où la justification de la dépense, la compréhension profonde des mutations des usages numériques et l’évaluation rigoureuse des politiques culturelles d’accès à l’art sont devenues des impératifs économiques, démocratiques et de subventionnement absolus, ce professionnel méthodique scrute, quantifie, objective et décrypte.

Il analyse avec minutie les comportements très changeants des publics et des spectateurs, modélise les retombées économiques directes et indirectes d’un événement festivalier sur un territoire, jauge l’efficacité d’une politique d’éducation artistique, ou trace la prospective de l’évolution des pratiques culturelles face à l’avènement du streaming vidéo ou du jeu vidéo.La fiche de métier du chargé d’études requiert donc un esprit cartésien extrêmement rigoureux et organisé, une appétence fortement marquée pour les disciplines de la sociologie empirique, de l’économie de la culture, des sciences politiques et de la gestion pure de la “data” (la donnée), une parfaite maîtrise technique des outils logiciels statistiques et des méthodes d’enquêtes (construction d’échantillons, conception et passation d’enquêtes quantitatives par questionnaires, et animation d’entretiens qualitatifs ou de “focus groups” avec des usagers), ainsi qu’une excellente et indispensable capacité de synthèse, de rédaction et de vulgarisation (data visualisation) pour rendre ses chiffres compréhensibles et ses conclusions applicables par les décideurs politiques ou économiques qui commandent ces recherches.

La fiche de poste est très dense et intellectuellement particulièrement stimulante : le chargé d’études conçoit ex nihilo des méthodologies de recueil de données et d’enquêtes de fréquentation in situ ou en ligne (pour analyser très finement la sociologie de “qui” vient dans un musée, assiste à un festival, visite un monument, ou regarde un programme télévisé, et surtout comprendre “pourquoi” les non-publics n’y viennent pas), élabore et teste des questionnaires précis évitant les biais cognitifs, réalise lui-même ou encadre des enquêteurs de terrain, traite ensuite informatiquement des bases de données parfois gigantesques (big data issues des logiciels de billetterie ou des comportements de navigation sur internet) pour en tirer des indicateurs statistiques clés (KPI), et rédige au final des rapports d’études fouillés, argumentés et documentés.Ces volumineux rapports sont toujours assortis d’analyses croisées et de recommandations stratégiques opérationnelles visant directement à aider et éclairer les décideurs finaux (les élus locaux, les maires, les directeurs généraux de musées nationaux, les présidents de festivals, les patrons de chaînes de télévision, les présidents de syndicats du disque) à réorienter et affiner leurs programmations artistiques, à revoir de fond en comble leurs grilles de tarification (yield management), à justifier l’utilité sociale et le retour sur investissement d’une subvention publique accordée pour la construction d’un théâtre, ou à cibler de manière plus chirurgicale leurs coûteuses campagnes de communication et d’affichage.

Les principaux acteurs et recruteurs de ces experts pointus et discrets de la donnée culturelle englobent, en tout premier lieu, la puissante sphère publique et parapublique d’État : le ministère de la Culture (notamment via son Département des Études, de la Prospective et des Statistiques – le prestigieux DEPS), le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), le Centre National de la Musique (CNM), les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), ainsi que les très grandes collectivités territoriales (Métropoles, Conseils Départementaux, Régions) profondément désireuses d’évaluer scientifiquement l’impact qualitatif et quantitatif de leurs lourdes subventions d’action sociale et culturelle sur le terrain.Le marché de l’emploi s’appuie également très fortement sur les grands observatoires culturels régionaux ou nationaux, sur les puissants syndicats professionnels d’employeurs et de producteurs (comme le PRODISS pour les musiques actuelles ou le SNE pour l’édition de livres qui produisent des études annuelles sur le marché de la culture pour défendre leur secteur auprès des pouvoirs publics), sur les nombreux cabinets de conseil privés (spécialisés en ingénierie et stratégie de politiques culturelles, patrimoniales ou de développement touristique de territoires), ainsi que sur les directions intégrées du marketing, du développement et de l’étude des publics des très grands musées nationaux parisiens (Louvre, Orsay, Quai Branly), des grandes scènes d’opéras et des colossaux groupes de l’audiovisuel et des médias télévisuels (comme Médiamétrie pour l’analyse des audiences quotidiennes des chaînes ou France Télévisions).

Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché des chargés d’études culturelles est très spécialisé, concurrentiel pour l’accès aux postes les plus décisionnels, et s’adresse de fait très majoritairement à des jeunes ou confirmés diplômés de l’enseignement supérieur de niveau Master minimum (issus de cursus en sociologie de l’art, en économie de la culture, des Instituts d’Études Politiques – IEP, d’écoles de statistiques ou de grandes écoles de commerce avec une spécialisation en management des industries créatives).Les institutions publiques (ministères, grandes agglomérations) offrent des postes extrêmement recherchés et très stables sous le statut protecteur de la fonction publique territoriale ou d’État (cadres de catégorie A accessibles via les concours très sélectifs d’attaché ou de conservateur) ou, de manière très fréquente pour contourner la rigidité du statut, via des offres d’emploi publiées en contrats à durée déterminée (CDD) de droit public (souvent de trois ans, pour correspondre à des missions d’évaluation pluriannuelles ou à l’accompagnement de la construction d’un projet de grand équipement culturel sur la durée d’un mandat électoral).

Le secteur privé lucratif de l’ingénierie intellectuelle, constitué par les réputés instituts de sondage nationaux, les cabinets de conseil en stratégie culturelle et les grandes entreprises médiatiques ou numériques, publie quant à lui régulièrement des offres d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) très valorisantes, avec de bonnes perspectives d’évolution salariale et hiérarchique, cherchant frénétiquement des professionnels hautement qualifiés, capables d’une grande rigueur scientifique tout en possédant l’agilité intellectuelle nécessaire pour transformer une masse abstraite de chiffres, de données sociologiques complexes et de tendances de marché (data) en une vision prospective très claire, opérationnelle et anticipatrice des immenses mutations numériques, sociales et économiques qui secouent continuellement l’industrie française du divertissement, de l’art et de la transmission culturelle.

Il analyse avec minutie les comportements très changeants des publics et des spectateurs, modélise les retombées économiques directes et indirectes d’un événement festivalier sur un territoire, jauge l’efficacité d’une politique d’éducation artistique, ou trace la prospective de l’évolution des pratiques culturelles face à l’avènement du streaming vidéo ou du jeu vidéo.La fiche de métier du chargé d’études requiert donc un esprit cartésien extrêmement rigoureux et organisé, une appétence fortement marquée pour les disciplines de la sociologie empirique, de l’économie de la culture, des sciences politiques et de la gestion pure de la “data” (la donnée), une parfaite maîtrise technique des outils logiciels statistiques et des méthodes d’enquêtes (construction d’échantillons, conception et passation d’enquêtes quantitatives par questionnaires, et animation d’entretiens qualitatifs ou de “focus groups” avec des usagers), ainsi qu’une excellente et indispensable capacité de synthèse, de rédaction et de vulgarisation (data visualisation) pour rendre ses chiffres compréhensibles et ses conclusions applicables par les décideurs politiques ou économiques qui commandent ces recherches.

La fiche de poste est très dense et intellectuellement particulièrement stimulante : le chargé d’études conçoit ex nihilo des méthodologies de recueil de données et d’enquêtes de fréquentation in situ ou en ligne (pour analyser très finement la sociologie de “qui” vient dans un musée, assiste à un festival, visite un monument, ou regarde un programme télévisé, et surtout comprendre “pourquoi” les non-publics n’y viennent pas), élabore et teste des questionnaires précis évitant les biais cognitifs, réalise lui-même ou encadre des enquêteurs de terrain, traite ensuite informatiquement des bases de données parfois gigantesques (big data issues des logiciels de billetterie ou des comportements de navigation sur internet) pour en tirer des indicateurs statistiques clés (KPI), et rédige au final des rapports d’études fouillés, argumentés et documentés.Ces volumineux rapports sont toujours assortis d’analyses croisées et de recommandations stratégiques opérationnelles visant directement à aider et éclairer les décideurs finaux (les élus locaux, les maires, les directeurs généraux de musées nationaux, les présidents de festivals, les patrons de chaînes de télévision, les présidents de syndicats du disque) à réorienter et affiner leurs programmations artistiques, à revoir de fond en comble leurs grilles de tarification (yield management), à justifier l’utilité sociale et le retour sur investissement d’une subvention publique accordée pour la construction d’un théâtre, ou à cibler de manière plus chirurgicale leurs coûteuses campagnes de communication et d’affichage.

Les principaux acteurs et recruteurs de ces experts pointus et discrets de la donnée culturelle englobent, en tout premier lieu, la puissante sphère publique et parapublique d’État : le ministère de la Culture (notamment via son Département des Études, de la Prospective et des Statistiques – le prestigieux DEPS), le Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC), le Centre National de la Musique (CNM), les Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC), ainsi que les très grandes collectivités territoriales (Métropoles, Conseils Départementaux, Régions) profondément désireuses d’évaluer scientifiquement l’impact qualitatif et quantitatif de leurs lourdes subventions d’action sociale et culturelle sur le terrain.Le marché de l’emploi s’appuie également très fortement sur les grands observatoires culturels régionaux ou nationaux, sur les puissants syndicats professionnels d’employeurs et de producteurs (comme le PRODISS pour les musiques actuelles ou le SNE pour l’édition de livres qui produisent des études annuelles sur le marché de la culture pour défendre leur secteur auprès des pouvoirs publics), sur les nombreux cabinets de conseil privés (spécialisés en ingénierie et stratégie de politiques culturelles, patrimoniales ou de développement touristique de territoires), ainsi que sur les directions intégrées du marketing, du développement et de l’étude des publics des très grands musées nationaux parisiens (Louvre, Orsay, Quai Branly), des grandes scènes d’opéras et des colossaux groupes de l’audiovisuel et des médias télévisuels (comme Médiamétrie pour l’analyse des audiences quotidiennes des chaînes ou France Télévisions).

Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché des chargés d’études culturelles est très spécialisé, concurrentiel pour l’accès aux postes les plus décisionnels, et s’adresse de fait très majoritairement à des jeunes ou confirmés diplômés de l’enseignement supérieur de niveau Master minimum (issus de cursus en sociologie de l’art, en économie de la culture, des Instituts d’Études Politiques – IEP, d’écoles de statistiques ou de grandes écoles de commerce avec une spécialisation en management des industries créatives).Les institutions publiques (ministères, grandes agglomérations) offrent des postes extrêmement recherchés et très stables sous le statut protecteur de la fonction publique territoriale ou d’État (cadres de catégorie A accessibles via les concours très sélectifs d’attaché ou de conservateur) ou, de manière très fréquente pour contourner la rigidité du statut, via des offres d’emploi publiées en contrats à durée déterminée (CDD) de droit public (souvent de trois ans, pour correspondre à des missions d’évaluation pluriannuelles ou à l’accompagnement de la construction d’un projet de grand équipement culturel sur la durée d’un mandat électoral).

Le secteur privé lucratif de l’ingénierie intellectuelle, constitué par les réputés instituts de sondage nationaux, les cabinets de conseil en stratégie culturelle et les grandes entreprises médiatiques ou numériques, publie quant à lui régulièrement des offres d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) très valorisantes, avec de bonnes perspectives d’évolution salariale et hiérarchique, cherchant frénétiquement des professionnels hautement qualifiés, capables d’une grande rigueur scientifique tout en possédant l’agilité intellectuelle nécessaire pour transformer une masse abstraite de chiffres, de données sociologiques complexes et de tendances de marché (data) en une vision prospective très claire, opérationnelle et anticipatrice des immenses mutations numériques, sociales et économiques qui secouent continuellement l’industrie française du divertissement, de l’art et de la transmission culturelle.Emploi Chargé d'études