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Le métier de directeur de collection est la fonction stratégique, intellectuelle et prescriptrice qui donne son âme, son identité et sa cohérence au catalogue d’une maison d’édition, qu’elle soit spécialisée dans la littérature générale, les essais, la bande dessinée, les ouvrages universitaires ou la littérature jeunesse.Artisan de la ligne éditoriale, ce professionnel a la responsabilité absolue de dénicher les auteurs de demain, d’accompagner la création littéraire et de garantir la rentabilité commerciale des ouvrages qu’il choisit de publier sous sa marque.
La fiche de métier requiert une culture générale et littéraire encyclopédique, une curiosité intellectuelle insatiable, un sens inné des tendances sociétales, un excellent carnet d’adresses (auteurs, agents littéraires, journalistes, universitaires), ainsi qu’une fine compréhension des enjeux économiques de la chaîne du livre.La fiche de poste est un véritable sacerdoce intellectuel et relationnel : le directeur de collection lit et évalue un nombre incalculable de manuscrits, passe des commandes précises à des auteurs pour répondre à un besoin du marché, négocie les contrats d’édition (les à-valoir), et accompagne intimement l’écrivain dans le délicat processus de réécriture et d’élaboration du texte.
En interne, il coordonne le travail avec l’ensemble des départements : il collabore avec la direction artistique pour le choix des couvertures, valide les stratégies de lancement avec les équipes marketing et commerciales, et défend avec passion ses ouvrages auprès des représentants chargés de convaincre les libraires, ainsi qu’auprès de la presse pour assurer une bonne couverture médiatique.Les principaux recruteurs de ces têtes chercheuses sont, sans surprise, les grands groupes de l’édition française (Madrigall, Hachette, Editis) et leurs nombreuses filiales, les grandes maisons d’édition indépendantes (Actes Sud, Albin Michel), les éditeurs spécialisés de bandes dessinées (Dargaud, Delcourt), ainsi que les éditeurs de livres scolaires et pratiques.
Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché de la direction éditoriale est l’un des plus fermés, élitistes et convoités de la culture, fonctionnant énormément par réseau, réputation et cooptation.Les postes sont presque exclusivement pourvus en contrat à durée indéterminée (CDI), souvent accessibles après de très longues années d’expérience en tant qu’éditeur junior ou assistant d’édition.
Cependant, face à la multiplication des sous-collections thématiques, de nombreuses maisons font appel à des directeurs de collection “externes”, exerçant sous le statut d’indépendant ou rémunérés en droits d’auteur sous forme de pourcentages sur les ventes des titres de leur collection, offrant une certaine flexibilité mais exigeant de ces professionnels un flair infaillible pour faire coïncider une ambition littéraire avec le succès public et la réalité économique des rayonnages de librairies.
La fiche de métier requiert une culture générale et littéraire encyclopédique, une curiosité intellectuelle insatiable, un sens inné des tendances sociétales, un excellent carnet d’adresses (auteurs, agents littéraires, journalistes, universitaires), ainsi qu’une fine compréhension des enjeux économiques de la chaîne du livre.La fiche de poste est un véritable sacerdoce intellectuel et relationnel : le directeur de collection lit et évalue un nombre incalculable de manuscrits, passe des commandes précises à des auteurs pour répondre à un besoin du marché, négocie les contrats d’édition (les à-valoir), et accompagne intimement l’écrivain dans le délicat processus de réécriture et d’élaboration du texte.
En interne, il coordonne le travail avec l’ensemble des départements : il collabore avec la direction artistique pour le choix des couvertures, valide les stratégies de lancement avec les équipes marketing et commerciales, et défend avec passion ses ouvrages auprès des représentants chargés de convaincre les libraires, ainsi qu’auprès de la presse pour assurer une bonne couverture médiatique.Les principaux recruteurs de ces têtes chercheuses sont, sans surprise, les grands groupes de l’édition française (Madrigall, Hachette, Editis) et leurs nombreuses filiales, les grandes maisons d’édition indépendantes (Actes Sud, Albin Michel), les éditeurs spécialisés de bandes dessinées (Dargaud, Delcourt), ainsi que les éditeurs de livres scolaires et pratiques.
Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché de la direction éditoriale est l’un des plus fermés, élitistes et convoités de la culture, fonctionnant énormément par réseau, réputation et cooptation.Les postes sont presque exclusivement pourvus en contrat à durée indéterminée (CDI), souvent accessibles après de très longues années d’expérience en tant qu’éditeur junior ou assistant d’édition.
Cependant, face à la multiplication des sous-collections thématiques, de nombreuses maisons font appel à des directeurs de collection “externes”, exerçant sous le statut d’indépendant ou rémunérés en droits d’auteur sous forme de pourcentages sur les ventes des titres de leur collection, offrant une certaine flexibilité mais exigeant de ces professionnels un flair infaillible pour faire coïncider une ambition littéraire avec le succès public et la réalité économique des rayonnages de librairies.
