Emploi Chargé d'administration



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Le métier de chargé d’administration (souvent indifféremment nommé administrateur dans les structures à taille humaine) constitue la pierre angulaire opérationnelle, le cerveau financier et le pilier absolu de la viabilité économique de l’immense majorité des structures culturelles, artistiques et audiovisuelles de petite et moyenne envergure en France.Véritable bras droit de l’administrateur général (lorsqu’il exerce dans de très grandes institutions hiérarchisées) ou assumant lui-même, en première ligne, la responsabilité globale et la signature de la gestion (lorsqu’il opère dans les dizaines de milliers de compagnies artistiques ou associations indépendantes), ce professionnel de la rigueur et de la loi a pour mission essentielle de traduire la grande ambition artistique d’un créateur en une stricte réalité budgétaire, juridique, fiscale et sociale réalisable.

La fiche de métier requiert un esprit extraordinairement structuré et méthodique, une agilité redoutable avec les chiffres, les tableaux de bord Excel et la logique comptable, une probité et une honnêteté intellectuelle absolues, une connaissance pointue et sans cesse actualisée du droit du travail extrêmement spécifique au monde de l’art, et une grande diplomatie doublée de fermeté pour communiquer de manière pédagogique les implacables contraintes financières aux équipes créatives parfois éloignées de ces considérations matérielles.La fiche de poste du chargé d’administration est d’une très grande polyvalence, s’apparentant à celle du secrétaire général d’une PME, et s’articule quotidiennement autour de trois axes cardinaux et interdépendants.

Premièrement, la gestion financière pure : saisie comptable rigoureuse des pièces, suivi au cordeau de la trésorerie au jour le jour pour éviter la cessation de paiement, élaboration des devis et facturation, préparation des vastes budgets prévisionnels de production, de création et de diffusion, et établissement des bilans analytiques et comptes de résultat en fin d’exercice avec l’expert-comptable.Deuxièmement, la recherche vitale et chronophage de financements : l’administration, la rédaction complexe et le suivi de dizaines de dossiers de demandes de subventions publiques (DRAC, Régions, Mairies, fonds de soutien du CNM ou du CNC) et de mécénat privé, ainsi que la très lourde justification financière de la bonne utilisation de l’argent public alloué (les bilans d’exécution).

Troisièmement, la gestion pointue des ressources humaines et du droit social : il réalise toutes les formalités d’embauche préalables, rédige sur mesure les contrats de travail ou de cession de droits d’auteurs, et, point particulièrement technique de la fonction, traite, édite et vérifie les paies des techniciens et artistes relevant du régime si complexe de l’intermittence du spectacle, incluant le calcul précis des cachets, des heures, des indemnités et le télé-règlement des déclarations aux très nombreuses caisses sociales spécifiques du secteur culturel (Audiens, Congés Spectacles, AFDAS, Urssaf, CMB).Les principaux recruteurs de ces profils de haute confiance et d’expertise, qui sont concrètement les garants légaux de la survie de la petite entreprise culturelle, englobent le vaste réseau national des milliers de compagnies de théâtre, de danse, d’arts de la rue et de cirque indépendantes, les associations à l’année organisatrices de festivals locaux, régionaux ou nationaux, les Scènes de Musiques Actuelles (SMAC) et les clubs de jazz, les lieux de résidence artistique, les bureaux de production déléguée (qui administrent plusieurs projets), ainsi que les petites et moyennes sociétés de production cinématographique, d’animation et de télévision documentaire ou institutionnelle.

Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché de l’administration culturelle est structurellement en situation de tension constante ; les professionnels aguerris, fiables et compétents en matière sociale de l’intermittence y sont extrêmement recherchés, très courtisés, ce qui offre d’excellentes garanties d’employabilité aux profils rigoureux.Les structures culturelles solidement conventionnées par l’État, les grands théâtres ou les SMAC labellisées publient très régulièrement des annonces pour des contrats à durée indéterminée (CDI) à temps plein.

Cependant, la réalité économique beaucoup plus fragile de l’immense majorité de la création indépendante (les petites compagnies) génère un grand nombre d’offres en contrat à durée déterminée (CDD) ou, très souvent, des offres d’emploi à temps partiel de quelques jours par semaine, les compagnies ne pouvant assumer la charge d’un cadre à 35 heures.Face à cette fragmentation de l’offre de travail, une tendance très forte de l’emploi s’est puissamment développée et structurée ces dernières années : l’emploi administratif à temps partagé.De très nombreux chargés d’administration sont ainsi recrutés de manière sécurisée en CDI à temps plein par des Groupements d’Employeurs culturels (GEIQ), ou choisissent le statut dynamique de travailleur indépendant (freelance ou entrepreneur salarié en coopérative d’activités – CAE), ce qui leur permet de diviser et mutualiser leurs compétences pointues auprès de trois, quatre ou cinq compagnies différentes, assurant de fait leur propre sécurité financière globale tout en enrichissant considérablement leur réseau professionnel et leur expérience des modèles économiques variés de la création française.

La fiche de métier requiert un esprit extraordinairement structuré et méthodique, une agilité redoutable avec les chiffres, les tableaux de bord Excel et la logique comptable, une probité et une honnêteté intellectuelle absolues, une connaissance pointue et sans cesse actualisée du droit du travail extrêmement spécifique au monde de l’art, et une grande diplomatie doublée de fermeté pour communiquer de manière pédagogique les implacables contraintes financières aux équipes créatives parfois éloignées de ces considérations matérielles.La fiche de poste du chargé d’administration est d’une très grande polyvalence, s’apparentant à celle du secrétaire général d’une PME, et s’articule quotidiennement autour de trois axes cardinaux et interdépendants.

Premièrement, la gestion financière pure : saisie comptable rigoureuse des pièces, suivi au cordeau de la trésorerie au jour le jour pour éviter la cessation de paiement, élaboration des devis et facturation, préparation des vastes budgets prévisionnels de production, de création et de diffusion, et établissement des bilans analytiques et comptes de résultat en fin d’exercice avec l’expert-comptable.Deuxièmement, la recherche vitale et chronophage de financements : l’administration, la rédaction complexe et le suivi de dizaines de dossiers de demandes de subventions publiques (DRAC, Régions, Mairies, fonds de soutien du CNM ou du CNC) et de mécénat privé, ainsi que la très lourde justification financière de la bonne utilisation de l’argent public alloué (les bilans d’exécution).

Troisièmement, la gestion pointue des ressources humaines et du droit social : il réalise toutes les formalités d’embauche préalables, rédige sur mesure les contrats de travail ou de cession de droits d’auteurs, et, point particulièrement technique de la fonction, traite, édite et vérifie les paies des techniciens et artistes relevant du régime si complexe de l’intermittence du spectacle, incluant le calcul précis des cachets, des heures, des indemnités et le télé-règlement des déclarations aux très nombreuses caisses sociales spécifiques du secteur culturel (Audiens, Congés Spectacles, AFDAS, Urssaf, CMB).Les principaux recruteurs de ces profils de haute confiance et d’expertise, qui sont concrètement les garants légaux de la survie de la petite entreprise culturelle, englobent le vaste réseau national des milliers de compagnies de théâtre, de danse, d’arts de la rue et de cirque indépendantes, les associations à l’année organisatrices de festivals locaux, régionaux ou nationaux, les Scènes de Musiques Actuelles (SMAC) et les clubs de jazz, les lieux de résidence artistique, les bureaux de production déléguée (qui administrent plusieurs projets), ainsi que les petites et moyennes sociétés de production cinématographique, d’animation et de télévision documentaire ou institutionnelle.

Concernant les offres d’emploi à pourvoir, le marché de l’administration culturelle est structurellement en situation de tension constante ; les professionnels aguerris, fiables et compétents en matière sociale de l’intermittence y sont extrêmement recherchés, très courtisés, ce qui offre d’excellentes garanties d’employabilité aux profils rigoureux.Les structures culturelles solidement conventionnées par l’État, les grands théâtres ou les SMAC labellisées publient très régulièrement des annonces pour des contrats à durée indéterminée (CDI) à temps plein.

Cependant, la réalité économique beaucoup plus fragile de l’immense majorité de la création indépendante (les petites compagnies) génère un grand nombre d’offres en contrat à durée déterminée (CDD) ou, très souvent, des offres d’emploi à temps partiel de quelques jours par semaine, les compagnies ne pouvant assumer la charge d’un cadre à 35 heures.Face à cette fragmentation de l’offre de travail, une tendance très forte de l’emploi s’est puissamment développée et structurée ces dernières années : l’emploi administratif à temps partagé.De très nombreux chargés d’administration sont ainsi recrutés de manière sécurisée en CDI à temps plein par des Groupements d’Employeurs culturels (GEIQ), ou choisissent le statut dynamique de travailleur indépendant (freelance ou entrepreneur salarié en coopérative d’activités – CAE), ce qui leur permet de diviser et mutualiser leurs compétences pointues auprès de trois, quatre ou cinq compagnies différentes, assurant de fait leur propre sécurité financière globale tout en enrichissant considérablement leur réseau professionnel et leur expérience des modèles économiques variés de la création française.Emploi Chargé d'administration